Violences en Corse : une gangrène qui doit appeler une réponse unanime et sans ambiguïté

Violences en Corse : une gangrène qui doit appeler une réponse unanime et sans ambiguïté

Rédigé le 17/10/2019

Cette session fut marquée par le décès de l’ancien Président de la République Jacques Chirac auquel notre groupe souhaite rendre hommage et s’associer à la douleur de ses proches.

L’un des thèmes marquants fut celui de la violence dans l’île. La majorité territoriale a organisé un débat dans lequel chacun des groupes a pu s’exprimer et partager l’objectif commun visant à mettre un terme à ces dérives. Les divergences ne se sont manifestées que le lendemain lors de l’examen des motions. En effet, notre groupe souhaitait à travers une motion que l’Assemblée de Corse demande à l’Etat un renforcement dans ses missions régaliennes, notamment de police et de justice sur l’île. C’est avec surprise que nous avons pris acte de la réponse du Président de l’Exécutif, déclarant que pour l’heure, faire appel à l’Etat ne constituait pas une solution. Nous le regrettons amèrement car dans la situation actuelle et vis-à-vis des Corses nous pensons qu’il faut être clair dans le discours et dans les actes. Nous sommes convaincus qu’une société démocratique ne peut fonctionner qu’avec des institutions fortes en matière de police et de justice. Notre motion a donc ainsi été rejetée par la majorité territoriale.

La session était de surcroît consacrée à l’examen du budget supplémentaire. François Orlandi déclarait dans l’hémicycle que « l’avenir semble consommé avant même le début de l’année considérée ». En effet, le budget supplémentaire de l'Assemblée de Corse montre un montant global de 1.72 milliards d’euros d’autorisation de paiement contre seulement 330 millions de crédits de paiement. Cela obère l’avenir. Pour ces raisons notre groupe s’est abstenu.

Par ailleurs et lors de l’examen du règlement d’aides en faveur du logement et de l’habitat, Jean-Charles Orsucci a déclaré que nous aurions peut-être dû exclusivement nous concentrer sur la mise en place de parcs locatifs publics et permettre aux petites communes de bénéficier en ingénierie pour régler la problématique des biens sans maîtres. Malgré tout, ce rapport allait dans le bon sens. Ainsi, nous avons déposé plusieurs amendements afin de renforcer ce plan. Nous avons donc insisté sur la nécessité à renforcer les clauses anti-spéculatives et à étendre l’aide « primo-accédants aux personnes seules n’ayant aucune personne à charge. Nous avons aussi agi afin que soit supprimé le plancher d’aides pour les communes de moins de 1000 habitants DGF et que soient permis des dérogations à la non-revente dans des cas précis et encadrés (baisse de revenus ne permettant plus de subvenir au coût du crédit). Nous souhaitons aussi que les collectivités optimisent leur plan de financement avant de solliciter la CDC.

Notre groupe a également posé des questions orales sur la crise systémique des déchets, sur la discontinuité du service public relatif aux lignes d’autocar de Corse-du-Sud et également sur le fonctionnement de la chambre des territoires.
Enfin Andà Per Dumane a porté un nombre important de motions. Outre celle portant sur la violence et dans une volonté d’obtenir plus de justice sociale et de prendre en compte la cherté de la vie en Corse, nous avons demandé que la prime de transport soit réévaluée et étendue aux salariés du secteur privé. Nous avons demandé la mise en place au sein des locaux de la collectivité de moyens permettant le tri sélectif. Nous avons évoqué la problématique de l’accidentologie sur les routes insulaires ainsi que la nécessaire sécurisation du littoral insulaire par le biais du maintien de l’ensemble des services des phares et balises en Corse.