Exposition "Yesterday was a terrible day" de Mounir Fatmi - Casa Conti - Ange Leccia - Oletta

Exposition "Yesterday was a terrible day" de Mounir Fatmi - Casa Conti - Ange Leccia - Oletta

Casa Conti - Ange Leccia, Quartier Boccheciampe, D-138, Oletta

Du vendredi 29 avril 2022 à 17:00 au samedi 02 juillet 2022 à 19:00

Exposition "Yesterday was a terrible day" de Mounir Fatmi
Une proposition de Madeleine Filippi
Du 29 Avril au 2 juillet
Casa Conti - Ange Leccia - Oletta

Vernissage le vendredi 29 avril 2022 de 16h à 20h en présence de l'artiste et de la commissaire Madeleine Filippi.

Yesterday was a terrible day
Et si hier définissait demain ?

Yesterday Was a Terrible Day est la première monographie consacrée à la pratique vidéo de l’artiste Mounir Fatmi.
À travers le prisme de l’exil, cette exposition propose de découvrir ou redécouvrir la démarche de l’artiste tout en faisant écho à l’histoire de la Corse. Chaque vidéo présentée apparait comme des
bribes de souvenirs. Des souvenirs de quoi ? de qui ? De cet instant où tout bascule ; lorsque l’on est déraciné ; lorsque l’on porte le poids de cette terrible étiquette d’être l’Autre : l’exilé ;
lorsque « hier» prend un gout amer.
D’oeuvre en oeuvre, on découvre un récit d’exilé, de Mohammed V, aux jeunes issus de l’immigration dans les banlieues du monde occidental, en passant par Mehdi Ben Barka et Salman
Rushdie alias Joseph Anton. Les oeuvres se font écho comme autant de traces mnésiques surgissant à la surface de la mémoire. La figure de l’exilé, qui prolifère dans de nombreuses pratiques
actuelles, et souvent de manière archétypale, par la présence d’objets emblématiques tels que : la couverture de survie, les chaussures, les valises, les embarcations etc., apparaît de cette sorte dans
le travail vidéo de Mounir Fatmi mais de manière plus subtile. Il ne convoque pas uniquement le discours politique sur le sujet mais une réflexion symbolique sur la psyché de l’exilé.

L’exposition Yesterday Was a Terrible Day révèle alors comment le concept d’exil convoque la mémoire et l’enjeu de cette dernière dans la mise en place d’un processus de résilience nécessaire.
Pensée comme un poème à l’exil, dans lequel l’artiste évoque le cheminement vers la conscience de l’exilé, l’exposition invite le spectateur à une déambulation dans l’expérience d’individuation
jungienne, qui place l’exil non plus comme une condition, mais une étape vers demain.

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